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Randonnée de jais aux profondes venaisons
Nous fracturons des tertres, de sales maisons
Croyant briser des flacons toujours capiteux
Nous foulons du calcaire, en toutes saisons
Et toi tu ris, hagard, en saignant quelques gueux
Tu ne taris pas d'éloges sur nos ferments posthumes
Ton sillage vif, à l'orée, plus froid que de coutume
Se fout bien de nos envies, inopportunes
Tu te tiens là, de guingois, intrigante
Au large front, tu souris à nos aveux maniérés
Savoir tant de choses ne valant pas grand-chose
Elle brinquebale d'étranges grelots aux sons aveugles
Les moisissures d'écorces se gonflants d'assurance
Fêtent nos noces d'argent, reflets courroucés, coupables vertus
Sur son sentier dallé nous écorchons nos vies
D'une main distraite elle sacrifie, à l'envi
Elle souffle, fière, des paroles blessantes
Aux sens sans cesse médités, délavés, et tue
Le lierre consummé jusqu'à l'hystérie
Amante jamais délaissée, tu enfantes
Sournoise, tu t'abouches de nos gargouillis
Tu te repais de dépouilles
Si mal alimentées
Déjà mortes
Vivants.
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