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Les sombres divans tapis dans nos cerveaux
Laissent ruisseler d'amères voluptés
Le temps laisse intriguer
Lacère les beaux mots
Alors de ces moments aux doux ors féconds
On fait table rase, jetant à l'ortie
Des souvenirs caressants souhaitant en dire long
La margelle maudite taille une nouvelle vie
Elle burine, à l'ombre de ce puits
Alors cours, renverse, longe, mais fuis
La folie ricanante au sang froid possédé
Siffle à nos oreilles l'averse de l'aimée
Ses doux cris aux aveux d'impuissance
Laissent filtrer l'amour indécence
La nuit à l'haleine fraîche ouvre les trappes de mon cerveau
Ces pièces laissées sèchent, enclaves où roulent une tombe
Sur le seuil enfiévré, l'inconnue me fait signe
D'un geste étiré, elle donne grâce à ma vie
Sa paupière perlée à mon approche cligne
Elle me prend entier, possédé, le temps d'une nuit
Une cavalcade hallucinée nait
Tout sombre
L'approche d'une vie empourprée sait
Tout ombre
Jeux de masques et de couleurs
On s'habitue à ses leurres
En dehors de soi.
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