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Ta vie transpire à l'ombre des marais
Ton pauvre soupir au comble de l'ivraie
S'indispose, tu t'étouffes
Une blessure en ciselure te glace
La morsure brûle ta face
Lente glissade en lames de gouffre
Quand ta vie te regarde, elle te froisse
Ton coeur depuis longtemps s'encrasse
Mailles si épaisses autour de ta nasse
Ne cessent de se refermer et tu souffres
Tu t'étouffes.
Le sommeil s'empare de toi, et tu glisses
Tes pensées s'envasent, libres, elles te cherchent
Peu à peu tes yeux se plissent, tu recherches
La compagnie de cette fille, pas si lisse
En elle tu n'as vu qu'un poster, pour ta chambre
Il est si facile de ne voir que beauté
Chez un être aux allures et au charme
Si peu manigancés, belle voix d'ambre, rocaillé
En plus elle tient l'alcool, ou l'inverse.
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