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L'angoisse de la page blanche vient me planter, je suis là, prostré, à me demander quel sujet brûlant je pourrais disséquer, brûlant, ce n'est qu'une idée. De quels gestes vivants je vais disserter, mais la page reste blanche, pourtant les sciences le disent, les idées fusent, plein la tête mais ce soir elles rusent, aucune ne me sourit. Et si je me penchais sur la fête, non, c'est un sujet trop établi, la persistance du son alors, d'où me vient cette idée là, surement du dehors car ici c'est calme plat, une envie de courant d'air sans doute, ras le bol du vide à se regarder triturer de vieilles rides, je me prépare un bon bol d'insipide.
Moi, c'est de la folie dont j'ai besoin, de quoi user mon frein, une belle compagnie aimant le tout terrain, la plus belle des catins se lovant dans mes reins. Décidement je suis bien paresseux, dans l'idée car au pieu les heures ne se comptent plus, leur pauvre sarabande toujours s'est tue (faut bien dormir). Et mais dites donc, où ça me mène la page vierge, je ne pense à rien de bon, encore un peu j'écrivais verge, ce n'est pas de très bon ton, est-ce à dire que j'ai mieux à faire? Il y a surtout de plus belles choses à défaire, en route, avec un peu de chance je trouverai de quoi me mettre en transe.
"Au revoir, page blanche!
- Et, ne sois pas trop manche, tu me foutras la paix pendant ce temps, alors amuse toi, tu vas voir c'est tentant, et pendant ce temps j'écrirai sur toi, à ton retour tu me diras si tu t'y vois, on en discutera.
- Et, j'espère bien avoir autre chose à faire, mais un jour ou l'autre on en parlera."
Travaille bien, page blanche, on tirera tout ça au clair, quand tu voudras.
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