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La Vieillesse
D’un pas mal assuré, chancelant, il avance :
Il a quitté son lit pour aller au fauteuil ;
Pour lui, le moindre obstacle est un immense écueil,
Des effets de son âge, il subit la sentence.
Pourtant, il reste fier de son indépendance,
Par un geste arrogant, refuse avec orgueil
La main qui veut l’aider ; mais on voit dans son oeil
Combien le fait souffrir sa lente déchéance.
Le temps poursuit son œuvre, efface son passé ;
Il se sent affaibli, fatigué, harassé ;
Bientôt il n’aura plus la volonté de vivre.
Et quand arrivera son heure ultime, enfin !
Qu’à la dernière page, il lira le mot fin,
Alors, il fermera, sans regrets, le Grand Livre.
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