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LA COMMERE
C'est indéniable notre commère,
A une vilaine langue de vipère,
L'est souvent un véritable cerbère,
Une fouineuse qui traque l'adultère.
La commère n'est pas que féminine,
Il existe des modèles de formes masculines,
Des gouapes qui balancent leur chevrotine,
De sales rumeurs, et s'en lèchent les babines.
La commère est, c'est évident, une mégère,
Parfois votre gentille et mielleuse bouchère,
Se comportant comme la dernière chiffonnière,
Mais qui se veut aussi bonne conseillère.
La commère tape souvent sur la bibine,
Ce qui lui donne une vraiment sale bobine,
Campagnarde, montagnarde ou citadine,
Votre propre voisine, celle qui pue l'urine.
Je pourrai disserter sur cette vile fripière,
Lui clore le groin avec une muselière,
La comparer, pauvre bête, au phacochère,
Mais las, je préfère me la faire pépère.
PHIL LE 5.10.2012
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