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OPHELIA
Sous un projecteur
Eclaboussant de sang,
Levant les yeux vers un protecteur
Impuissant,
Ophélia tu rêves
Le cœur grand ouvert
A un monde de trêve,
Hélas, tu n’es que femme,
Sur l’écran vert
On projette un drame.
LELIA
Dans l’ombre douce et parfumée,
Derrière un verre, deux yeux
Noirs, de crayons soulignés,
Je l’invitais, déjà au creux
De mon épaule, sa tête
Reposait et nous dansions
Enlacés, le cœur en fête.
Hélas, ces instants de bonheur
Volés à l’infini du temps
Courent comme des battements de cœur,
S’effacent peu à peu. J’attends.
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