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Voilés, ils avancent, timides, n'osant ouvrir des arriérés suscités, d'un regard malhabile, des émotions rentrées, billes concassées.
La parole a ses avoirs empruntés, le dialogue ses déguisés.
L'incompréhension suit ses ornières pavées de subtiles intentions, tétraillant nos tensions, sans sourciller.
La nuit carnivore de crue se nourrit, le sang déborde, les têtes s'ouvrent, plus qu'a planter, un aileron.
A grosses bouchées, soignons la faim, les coeurs s'ouvrent, plus qu'a planter, un tronc.
Lâchons nos babines détroussées, les sexes s'ouvrent, plus qu'a planter, un son.
Ecoutons le murmure du goût, un coeur s'opère, la soif alanguit tinte aux plaisirs des lits aux rivières nacrées, de jais aussi, de toutes ces pierres souples.
Corps délivrance, coeurs soeurs, vivons.
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