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Déclinaison d'un poème de Paul Verlaine, "A une femme"
Pour vous ces vers, fruits de la vaste aurore d’automne
Baignée des couleurs fauves de vos yeux de louves,
Baignée des lumières crues d’un amour que j’éprouve
Pour vous, ces vers à revers de mon coeur monotone.
Car j’ai l’obsession d’un rêve filé en hélice
Mais hélas, tournant en moi comme un mal atroce
Muant mes nuits en transes furieuses et féroces,
Cauchemar où je meurs sous les volutes de mon vice.
Je me morfonds si vivement, si âprement,
Tant, que le feu qui ronge l’immolé est plus doux
Que les larmes tirées des lames de mon tourment.
Et vos songes insouciants sont le redoux
Déferlant sur octobre soudain adoucis
Par la brise maline de vos lèvres en sursis.
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