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il me semble
il me semble revoir l'impudence de ta voix
et tes yeux accuser mes jours répudiés
tes mains, caresses sournoises, libres de moi
je ferme l'absurde, ombre avinée
il me semble perdre l'irréel de ta présence
oublier ton corps, gage d'impudence
mes plaies stigmatent le dérive de mes sens
mes larmes outrées sont en partance
il me semble que ma tristesse étouffent des bâillements
fossiles de tourments hypothèses sans tombe
la vie me délègue son parlement
il jette les haillons de pugilat sur l'ombre de la honte
il me semble que le rire délabré me toise
et que l'indifférence allume sa froideur
je souris à l'automne qui trépasse
dont les feuilles arrachent la laideur
raymonde verney
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