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Quelles sont ces lignes qui se dessinent sur tes poignets ?
Ces rifts vermeils lézardant la blanche écume
De ta peau d’enfant, parfum de cannelle que j’hume,
Quelles sont ces lignes d’où l’obscure passé régnait ?
D’abord atone, soudain vivante, tu me dis :
-Ce sont des routes- sur tes lèvres frémissantes
L’esquisse d’une brisure, une brise séquelle glaçante
Se dessinent sur tes chairs les voies du paradis.
Ange rêveur, aujourd’hui rieur, hier chagrin
Tes blancs souvenirs se reflètent dans tes prunelles
Absentes, beauté gracieuse d’un vol d’hirondelles
Perdu dans les panaches de neige du ciel écrin.
N’ai-je jamais su tes douleurs évanescentes ?
Ô ma suppliciée laisses moi baiser tes stigmates
D’un amour indolore, d’une passion écarlate
Et couvrir le linceul de tes veines d’une joie naissante.
La nage de l’hiver givre tes écorchures
Et bientôt germera le printemps des sillons
Profonds de ton désespoir, baignés des rayons
Chauds de l’espoir d’une vie dénuée de blessure...
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