|
Renaître d’une vie aux œuvres incomprises
Qui furent les raisons de milliers de chagrins
Pour réveiller un jour à des saveurs exquises
L’envie au bois-dormant de croire à nos destins.
Effacer la mémoire où se perd le passé
Sous des flots ravageurs, nourris de solitude
Et de regrets épars patiemment amassés
Pour s’offrir un futur en nobles altitudes.
Abolir, ce faisant, les souvenirs morbides
D’une quête inutile aux souffrances amères
Que l’âme psalmodiait en des heures candides,
Espérant de ses fautes le chant d’une prière.
S’envelopper de mots qui seraient de lumières
Et dédiés à dessein aux gens qui nous attachent
Pour abonder le cœur d’un nouveau phalanstère
Où l’on féconderait, confiant et sans relâche,
L’originelle terre d’un avenir prospère…
|