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Pour une exposition photos de Thierry Sette. Première photo, l'escalier du Vatican, pris d'en haut des marches, des gens montent et descendent, ils sont flous. Photos suivantes, les étapes d'un transformiste en loge avant d'entrer en scène.
La pierre, sûre d'elle, trop caressée, dalle des sentiers s'évasant.
Ce jeu d'idées pieuses serties de verroterie ne profite qu'aux usuriers, prêteurs sur gages avérés.
Des mains au coeur calleux, peignées de bonnes intentions, pavées d'abscence, façonnent ses tours, de force et d'abandon.
Ivre de ténèbres, monumentale, elle érige, des murmures s'en moquent, d'un pas léger prennent pied, déploient ailes et échines, griffent ses paroies aux yeux lourds.
En visages, des visages couchent les portes, fondent des clefs précieuses, les ferrures frondent.
Qu'advienne le temps où les coeurs se déchainent, sans chaîne, s'emmaillent.
Pour un instant, suscitons le temps, son vol s'isole et se goûte, un être se dévêt et trouve ses sens, invitons-le.
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