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Je vous livre le plafond de ma pensée
Mais ne poussez pas, vous risquez de vous cogner
Les poutres ne sont pas très apparentes
Alors attention de bien garder vos pieds
Entendez-vous ces inconvenantes termites
Grignoter ce beau bois, et si vite
Elles n'ont nul état d'âme en souffrance
Et travaillent à faire crouler mon site
Ne vous empêtrez pas dans les toiles d'araignées
Dans les angles droits je les laisse tisser
Comment pourrais-je douter de leur utilité
Elles adorent boulotter ceux qui aiment bourdonner
Je vous accompagne dans la mezzanine
Prenez garde, ayez l'ouïe fine
Prenez soin, par prudence, d'avancer en sourdine
Sinon je vous laisse seul flotter sur l'abîme
Mais comment vous dire, c'est déjà fait
Je ne construis que des ponts
Et la nuit aime animer mon silence invisible.
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