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J’écoute, j’interroge les vents.
Je comprends leur humeur.
Ils ont pour moi des attentions de Grand Seigneur.
La rumeur les dit pourtant querelleurs.
Ils sont dénommés provocateurs.
Toujours reconnus comme des éléments perturbateurs.
Leurs indiscrétion interstitielles les désigne persifleurs
Ils déclenchent des combats dévastateurs.
Inventent des coups bas en imposteurs.
Fignolent des arguments en fins bonimenteurs.
Affrontent : terre, mer, air, en compétiteurs.
Les jours de canicule, ils dévoilent un tempérament séducteur.
Leurs souffles puissants génèrent des actes destructeurs.
Ils se livrent à toutes facéties sans pudeur.
Les retenir nécessite une force de lutteur.
Défenderesse, je voudrais convaincre leurs détracteurs.
Ils s’avèrent baume apaisant sous un soleil brûlant.
En plaine, égarés, ils jouent un rôle d’éclaireurs clairvoyants.
Ils dispersent une pluie de semences,
récupérées par une terre matricielle sans défense
faisant naître une profusion de plantes pour soulager la souffrance.
Alors, ne pourrions-nous pas faire preuve de tolérance ?
Au banc des accusés les vents clament leur innocence.
Seraient-ils les seuls coupables des éléments en puissance ?
MC
(droits d’auteur réservés) 08.11.2012
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