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Malédiction acharnée

le jeudi 08 novembre 2012, à 11:44. Posté par Kariane


    Aucun moyen de le nier,
    Je suis blessée du cœur.
    Je me brise de l’intérieur,
    Et la pluie à présent glacée,
    Me lave de tout bonheur ;


    Je n’ai que la rancœur
    Comme alliée de tranchée.
    Ce que la guerre m’apporte,
    Ce que l’amour m’emporte,
    Tout en moi se mélange.
    Ce nouvel ennemi me change.


    Ma sentence est de supporter
    Ce cœur qui se meure,
    Sans pourtant jamais mourir.
    La culpabilité me déchire.
    Je me vois autant souffrir,
    Et toujours me mentir.


    Le grand miroir m’appelle,
    Et ses belles sentinelles
    Osent me prévenir :
    « Ce sera violent,
    Ce que tu vas ressentir
    N’est que conséquent
    De ton propre désir.


    Alors tu seras convaincue
    D’avoir perdu la vie,
    En voyant ton reflet
    Rongé par l’envie. »

    Un jour lointain,
    Noyée dans l’amertume, je mourrai.
    Ombre d’un amour sans fin,
    Et de ce que, jadis, j’étais.


    Une dernière prière… ?
    Je doute qu’elle résiste,
    Dans mon cœur, inscrite,
    Elle ne s’y plairait guère.

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commentaires ( 13 ) (Ajouter un commentaire)
pegaze le jeudi 08 novembre 2012, à 15:59
----les cicatrices de l amour sont souvent très longues et elles ne guérissent jamais.Sinceres amitiés

http://www.mespoemes.net/pegaze

bluegirl le vendredi 09 novembre 2012, à 21:33
très belle intro, et j'aime surtout:
"Ma sentence est de supporter
Ce cœur qui se meure,
Sans pourtant jamais mourir.
La culpabilité me déchire.
Je me vois autant souffrir,
Et toujours me mentir".

la prière s'inscrit quand on la laisse nous pénétrer. c'est la fameuse petite lueur qui donne du sens.
poétiquement.


http://www.mespoemes.net/bluegirl

kariane le samedi 10 novembre 2012, à 11:23
----

Pegaze : Elles guérissent peut être... Mais la trace ne disparait pas et on en garde le souvenir,
Amitiés !






http://www.mespoemes.net/kariane

kariane le samedi 10 novembre 2012, à 11:27
----
@Bluegirl :

Bonjour ! Merci pour le commentaire.
Moi aussi j'aime particulièrement ce passage...
Est-ce la seule lueur qui éclaire cette malédiction acharnée ? Lueur pâle...mais lueur tout de même !

Amitiés !
Kariane

http://www.mespoemes.net/kariane

oliverjane1950 le lundi 12 novembre 2012, à 23:35
Pour l'être humain, le pardon est la cerise sur le gâteau ; c'est une renaissance comme si la douleur n'avait jamais existé. Mais l'évènement qui a provoqué la douleur reste comme un fait divers qui n'a plus d'influence négative sur notre vie présente ; c'est un pied de nez au démon !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Amicalement
Oliver

kariane le mardi 13 novembre 2012, à 17:33
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Comme je disais à Pégaze, la blessure part, la trace reste ! Il faut avoir du courage pour accepter un pardon et ne plus avoir de rancune.
Merci pour ce commentaire !
Je voulais passer voir tes poèmes mais tu n'as pas de site ? Comment as-tu trouvé le mien dans ce cas ?

Amitiés !
Kariane
http://www.mespoemes.net/kariane

oliverjane1950 le mardi 13 novembre 2012, à 23:57
J'ai vu ton adresse en page d'accueil !
Voici la mienne : http://www.mespoemes.net/oliverjane1950/

Bonne nuit !
Amitiés
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 23 novembre 2012, à 17:15
Me voici maintenant sur cette "Malédiction acharnée". L'adjectif "acharnée" donne encore plus de poids au mot malédiction, car, dans la logique de la damnation, lorsque l'on est maudit, c'est en principe pour toujours !!!
La 3ème strophe sur la sentence semble bien être celle qui, à l'unanimité a le plus d'impact. Il semble que, tout au long de ton poème, tu es devant un miroir, TON miroir. Et tu t'observes, comme "une pauvre petite chose blessée" (rien de péjoratif dans cette expression) : "je me vois....", "le grand miroir m'appelle..." (très très beau l'expression "ses sentinelles"), "en voyant mon reflet....".
Alors c'est le moment de replacer ce que je dis souvent : " notre pire ennemi est peut être tout simplement celui dont notre miroir nous renvoie l'image". Et quand on ne se déclare plus ennemi de soi-même, c'est qu'alors, enfin, on a atteint le seuil de Sagesse. En tout cas, ton poème exprime sous de romantiques atours une lucidité qui s'affinera de jour en jour. Et si jamais, au moment de choisir ta filière du bac tu choisis tout simplement la philo (pourquoi ai-je écrit "tout simplement" ? C'est un peu stupide. Enfin, pour moi, à l'époque, c'était un peu "tout simplement" !!!!) eh bien je ne doute pas que tu te passionnera pour cette discipline et crois-moi, si c'est la science de la Sagesse (Σόφια, sofia, en grec), elle t'apprendra que, dans ce monde en perpétuelle déraison de nos jours, pris dans le tourbillon,nous manquons bien souvent de sagesse, à notre plus grand désespoir. Allons, construisons-nous un beau Sim virtuel sur notre ordi, un gentil avatar qui ne pense pas trop, il sera pétri de sagesse (lol) !!!
A plus Kariane. Bisous et amitiés sincères. Philip.

kariane le vendredi 23 novembre 2012, à 17:34
----
Oui, cet ennemi est bien le miroir, soit la personne elle-même. Elle n'arrive pas à s'aimer. Elle se sent misérable...
J'ai très hâte de faire de la philo ! Nous, nous n'avons pas encore de cours, ça commencera au lycée ! Je sens que ce sera ma matière préférée.
Ne pas trop penser... Aha ! Beau rêve... Si seulement c'était possible. Mais à chaque fois, devant ce miroir, trop de choses reviennent ! Comment avoir un jugement positif, ou ne serait-ce qu' objectif ? Juste voir cet être de loin, sans le juger ? Dur!

Merci pour tes coms,
Sincères amitiés !
Kariane

http://www.mespoemes.net/kariane

Loïc le lundi 03 décembre 2012, à 18:50
Bon, ben... c'est noir, tout ça... Alors comme disait Coluche, "Ecoute, j'ai pas de conseil à te donner... mais si j'étais toi, j'essaierais le gaz. C'est pratique : tu mets la tête dans la cuisinière, tu allumes, et tu paies même pas la facture".

Bah, je plaisante, mais on a tous nos moments vraiment noirs. L'important, c'est de comprendre qu'il n'y a pas que ça dans la vie -- quoi que, il peut n'y avoir que ça si on occulte les moments de bonheur. Il faut donner à la joie la même importance qu'au malheur, et quand c'est juste "bof...", ne pas oublier que ça pourrait être bien pire. Cherish what you've got -- chéris ce que tu as de bien. Ça peut s'arrêter demain.

Pour ce qui est du "désir" et de l' "envie", impossible d'y échapper dans une société qui les prône sous toutes leurs formes. La pulsion est toujours plus simple que la réflexion, et c'est une joie de la suivre sans résistance -- les ennuis arrivent après.

Quant à ton dernier com : inutile de penser à ne "pas juger" : on juge tout, absolument tout, tout le temps. Heureusement, sinon il n'y aurait pas de poésie, pas de réflexion, pas de message à transmettre ! Pourtant, deux choses à dire : juger ne veut pas dire condamner, et on peut se montrer clément (après un certain temps, évidemment) dans la perception qu'on a d'une personne qui nous a fait du mal. Ce n'est pas tellement une question de se montrer grand seigneur, c'est surtout pour nous, pour laisser derrière ce qui ne sert plus à rien. C'est souvent important de considérer *l'utilité* des choses, ce qu'elles nous apportent.

Eeeet quant à la philo, eh bien je te souhaite de ne pas avoir le genre de prof que j'avais. J'étais en TL, et 8h par semaine avec quelqu'un qui enseigne la philo comme un cours de maths, c'est rude. Le par-coeur au lieu de la discussion... Les profs de maths n'ont absolument pas le choix, mais en philo c'est impardonnable de ne pas débattre. Résultat : certes j'ai eu 12 au Bac, mais c'était grâce au boulot, pas à la passion. Et cette expérience de la philo m'a tellement dégoûté que ça m'a mis en retard de 4 ou 5 ans, facilement, avant que je commence à m'y intéresser par moi-même et que je découvre enfin son intérêt.

Bonne chance !

Amitiés Kariane.

http://www.mespoemes.net/cellox

kariane le dimanche 23 décembre 2012, à 11:21
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Loic

Oh bon sang je n'avais pas vu ton commentaire, et il date ! Je m’empresse d'y répondre.

Pas mal la phrase de Coluche, je retiens !

Oui c'est vrai, mais il faut trouver le juste milieu de comparaison ; car si l'on est toujours en train de se dire " il y a pire que moi", c'est toujours vrai mais ça peut faire aussi un peu délirer... Je veux dire, il y a tellement de comparaisons à faire ! A un moment, si une personne se compare trop aux autres pour essayer de ne pas être malheureuse, et qu'un jour elle l'est VRAIMENT, elle risque de se dire " Mais mon malheur n'est guère important... Je suis malheureuse pour rien... Je n'ai pas le droit de ressentir cela, il y a tellement plus triste que moi dans ce monde !" OR elle aurait TORT car tout le monde a droit au bonheur autant qu'au malheur ! Mais par ailleurs, il ne faut pas non plus être trop malheureux et ne pas regarder QUE son nombril. Sinon là c'est la dépression assurée pour... Et bien pas grand chose à l'échelle du monde !
Quand peut-on se comparer alors ? Quand peut-on s'apitoyer sur son sort sans culpabilité ?
That is the question !

Et encore, si on se remet à comparer, ça marche dans les deux sens ; on peut aussi toujours se dire : " il y a mieux que moi !" - et c'est absolument vrai- mais dans un sens, si on se compare toujours, encore une fois ce n'est pas bon, et l'inverse et vrai aussi. Alors ? Nous devons trouver l'équilibre dans nos vies, comme un funambule trouve le sien sur un fil ! et pour cela, il faut de l'entrainement...


Ce poème est un exemple de NON COMPARAISON avec l'échelle du monde. Trop d'importance accordée à ce malheur qui n'est en fait pas grand chose... à la fois la personne ne se compare pas du tout sur l'échelle du malheur, mais sur l'échelle du bonheur elle se compare TROP en se disant " il y aura toujours mieux que moi ; c'est horrible, je ne réussirai jamais !" impossible d'échapper au désir et à l'envie ; possibilité cependant de les contrôler...

Ah ça, ne pas juger je pense que c'est théoriquement impossible ; car juger est à la fois sur le plan mauvais et sur le plan bien, si on dit " je ne juge personne !" en fait ça veut surtout dire qu'au lieu de juger méchamment, on juge en pensant " il ne faut pas juger ; elle a l'air gentille" or ceci est AUSSI un jugement, sauf erreur de ma part !
Tout s'estompe avec le temps, donc se montrer clément après que du temps soit passé est normalement plus facile...

La philo comme un cours de maths ? Alors c'est la meilleur ! En gros ce n'est pas de la philo. Impardonnable, comme tu dis. Je ne SUPPORTERAI pas un prof comme cela car, ce que je recherche dans la philo c'est évidemment l'ouverture d'esprit et les débats ! Brrr. J'espère que cela ne m'arrivera jamais !


Sincères amitiés !

Kariane




http://www.mespoemes.net/kariane

katline13 le mardi 08 janvier 2013, à 12:11
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http://www.mespoemes.net/katline13
Quand je lit ton poème je pense à un passager, qui nous habite et qui décide à ta place car tu n'as surement pas envie de souffrir ... Je pense que tout le monde à un passager " Malsain " qui agit différemment de nous, je ne dit pas que nous sommes schizophrène, mais plutôt que nous avons le droit de laisser la place à notre âme plutôt qu'a notre cerveau de temps à autre !

kariane le mardi 08 janvier 2013, à 17:00
----

Un Passager, un démon intérieur, une face de la conscience, le diable à nos côtés ou tout simplement... La colère animale qui n'a pas de barrières...
Quand tu dis " le cerveau" il représente le passager ? et l'âme la bonne conscience ?

Merci beaucoup !
Kariane
http://www.mespoemes.net/kariane

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