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La Voie Lactée ( Maxime )

le vendredi 09 novembre 2012, à 18:07. Posté par COLLECTIF (auteur : Maxime)





La Voie Lactée


Nocturne Allemand

Du Danube aux forêts qu’il brûlera, hulule
Le nocturne hibou que l’onde a réveillé;
Absent, son cœur diffuse un feu qui dissimule
Les germes d’un penseur au vent ensommeillé.

Lassé du souvenir qu’offre son crépuscule
Sorti tout droit de l’ombre ― enveloppé d’horreur ―
Son esprit d’animal surgi de la frayeur,
Traverse épouvanté cet être ridicule;

Dans l’attente sans fin à laquelle il eut droit,
Aux côtes de Serbie, on craignait la panique
Des mortuaires eaux sans regret et sans loi.

Je contemple dès lors d’un lied germanique
La nature vivante en son éther rougi,
Recueillement sublime à cet oiseau qui git.


Soudain, Dès La Vesprée…

Soudain, dès la vesprée, une fleur vers Persée
Recouvre entièrement la surface de l’eau
Puis des nervures d’or allument un flambeau
Marin jouxtant le port qui mène à ma pensée.

C’est dans cet univers, émerveillé du Beau
Que j’ai vu ma Nature ainsi nue, insensée;
Prise au piège du mal, en la mer, dispersée,
J’ai vu le Paternel, Le Songe et le Corbeau.

La main tremblante et froide, éperdument pâlie,
Je me trouve enfermé dans l’Ultima Fatum
Confronté du réel par un ultimatum :

« Soit l’un des trois mon cher! » Au pied de l’Ancolie,
De son charme ébloui, j’ai dû faire un dur choix,
Celui d’avoir croyance en mon chemin de croix.

Lucidité (La Voie Lactée)

Je promène à l’esprit un phare trop puissant
Armé contre l’humain puis contre les planètes.
Son format, à mon front, devient envahissant
Noyant mes facultés à des fins obsolètes.

Je découvre ce monde imparfait, pénétrant;
En rupture totale avec tous les poètes,
J’analyse les gens d’un angle conquérant,
Mais fort intimidé, j’amasse les défaites.

Les trésors enfouis au plus profond du cœur,
Illuminé par l’ombre et ma grande rancœur,
Je vois en l’univers un immense et long voile

Perdu dans l’infini qu’embaume mon étoile,
Et naviguant d’esprit sous ma duplicité
J’ai perçu le portrait de la Lucidité.


Phare Marin

Je ne puis résister à ce flambeau divin,
Effervescent auquel est attachée une âme;
Je le voudrais poète aux clartés du devin
Et par les fonds marins, redevenir sa flamme.

Il éclaire mon nid cérébral du baiser
De sa bouche transie, et d’où les Danaïdes,
Petites en ce trou grotesque; les candides
S’offrent donc, torses nus, pour se faire abuser;

Titanesque halo d’humains, ce phare encore,
Est plus qu’imaginaire, accueille en ses parois
Les contradictions des sens sous les hauts bois,

Qui, saisis par le corps, donnent au cœur, pléthore
De sentiments heureux desquels l’homme moyen
Ne pourrait résister au Phare mitoyen.

Sainte-Foy, 28-29 octobre & 3 novembre 2012


Maxime
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=poesie101


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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
poesie101 le samedi 10 novembre 2012, à 19:19
Merci de votre appréciation.

Maxime

Collectif le samedi 10 novembre 2012, à 19:58
Appréciation confirmée

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