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J’ai l’obsession de ton ombre
Imprégnant mon cœur sombre
D’un printemps vert et odorant
Chamarré de rêves dévorants.
Hélas ! Je ne suis pas Hélios,
Seuls brillent mes tourments adagios
Dans ce gouffre aux multiples vents,
Complices de ma tête à l’évent.
De mes œillades contemplatives
Sourdent des chimères hâtives
Courant les rêves paradisiaques
De mes poèmes élégiaques.
Je te voudrais mon odalisque
D’amour, prendre tous les risques,
Mais les convenances implacables
Tuent mes espoirs effroyables.
Et tu passes devant moi, muette,
Si pâle et la mine fluette ;
Frappé de ton indifférence
Je me noie dans mon errance.
Ô ma muse, quelle est cette force
Impérieuse qui s’efforce
Dans mon cœur prit de démence
Et ravage ma vie sans clémence ?
Je n’ai pour réponse qu’une aigreur
Logée en mon sein de malheur,
Un amour chagrin sans égal
Versé d’un triste madrigal…
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