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Tes marches dans Paris crée une géographie de paradis
La lumière de tes yeux invente un nouvel espace plus hardi.
Tes bras seuls, traits blancs dans la nuit, ouvrent à l’infini du bonheur
Même l'oiseau ne cherche plus de branche où se poser à tout heure
L’azur immense le porte et le repose
Le ciel est son nid, avec le vent il ose
Ce long vol qui hier encore lui aurait fait perdre la tête
Les mots de ta bouche disent l’hymne de notre quête
Ton visage fait revivre le paysage de mon être
Je te sens habiter au creux de moi
Comme je me sens demeurer en toi
Tandis que ta maison m’offre le plaisir et le jouir
Mon coeur chante la joie grave de nos retrouvailles
Dans l’étreinte de nos corps qui dansent vaille que vaille
Ivresse sereine partagée dans le silence d’un éclat de rire
Fondu enchainé,
Passion déchainée
Tango où tout n’est qu’effusion, fusion et gestes lents de douceur
Qui dessinent les contours sans fin de nos corps mêlés nus
Dans l’élan de nos âmes jamais repues de ces agapes inconnues
Litanie affolée d’herbes folles et de blé dans un battement de coeur
Pour former un collier de fleurs antiques qui orne douloureusement l’absent
Habille nos pas, ravive les couleurs de nos désirs, supprime d’un éclair nos peurs
Et par la grâce de cette chorégraphie transforme chaque souffle en un présent
Qui nous fait aimer même le monstre dehors, l’atroce chaleur et cette lourde torpeur.
Les kilomètres
Les ancêtres
Les mers
La langue
Tout se perd
Dans une Opposition vaine
À cet amour sans peine.
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