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Si les métaux précieux mettent en lumière les anges
Ceux qui rêvent d’idéal en vain lèvent le front
Les ors et les cuivres à la boue se mélangent
La beauté parle au cœur les feuilles vous le diront
Sous la griffe du temps l’or retombe en poussière
Les feuilles de l’automne pourrissent dans les ornières
Et l’haleine du vent les roule dans la fange
La chair est corruptible sous terre les vers la mangent
Avant de retrouver les célestes phalanges
Les feuilles café au lait les rousses et les blondes
Naufragées de l’espace se sentent un peu marron
Comme du beurre fondu au sucre se mélange
Comme des caramels qui sous la langue fondent
Comme une madeleine au petit ventre rond
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