|

Le vent hérisse ses poils et se met à miauler
Les oreilles pointues et la queue relevée
Le vent chasse en forêt comme les mistigris
Il joue avec les feuilles comme avec des souris
Quand le vent part en chasse flairant la bonne odeur
Il fait ses griffes aux arbres et sur ses coussinets
Avance à pas feutrés un peu comme un rodeur
Dans ses yeux agrandis s’allument ses prunelles
Souvent tapis au sol le vent joue à cache-cache
Car le vent est futé il passe comme une ombre
Caché dans la futaie il chasse à la nuit sombre
Quand il est las de jouer avec les feuilles le vent
Lèche ses courtes ses pattes étire ses belles moustaches
Puis dort comme un pacha couché sur un divan
|