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Un oiseau chante en moi, librement, à toute heure,
Et c'est encore un autre et le même toujours.
C'est mon enfance nue en mon coeur qui s'appeure
Et la note d'espoir en la voix de velours.
Féminine est la vie et tendre l'espérance.
Pourquoi faut-il alors que se lève, l'hiver,
Cette chanson du temps qui chavire et balance
Quand le coeur est trop lourd et le ciel trop amer ?
Comment dire l'oiseau et sa chanson légère ?
Comment dire l'amour qu'il sait si bien chanter ?
J'écoute au fond de moi la trille passagère
Et cette autre déjà s'en vient lui succéder.
Des clameurs dans les bois s'élèvent, triomphales,
Plus fortes que les voix des échos repeuplés.
Il est venu le temps des vertes cathédrales
Où monte le Credo des rêves retrouvés.
Je le connais l'oiseau qui jamais n'obtempère
Il est là dans mon coeur qui l'observe et se tait
Mon rêve cependant s'obstine et persévère
L'oiseau de mon amour est phénix et renaît.
Je le garde pour toi quand tu sauras l'entendre.
Il est là dans ce coeur qui vibre sous ta main.
Jamais tu ne pourras en trouver un plus tendre,
Mon coeur est un oiseau qui chante ton destin.
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