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Treize heures sonnent à l’église,
Repas fini… le vin me grise;
En ce mois d’août, il fait si chaud !
Et du travail, point ne m’en chaut !
Après une chère excellente,
Une digestion trop lente
M’invite au campo coutumier
A l’ombre fraîche d’un pommier.
Or, tout à coup, pendant ma sieste,
Je perçois, tel un chant funeste,
L’agaçant ronron continu,
A mes oreilles, parvenu
Du vol incessant d’une mouche
Audacieuse et peu farouche,
Laquelle bourdonne et vrombit ;
Alors, d’un mouvement subit,
Je prends un couteau sur la table,
Lui porte une botte capable
De la percer de part en part ;
Mais l’insecte, impavide, part
Et va se poser sur la vitre ;
Lors je lance, tel un bélître,
Mon arme… et tout vole en éclats
Mais pas la bestiole… hélas !
Pour empoisonner l’existence,
Cet animal sans importance,
En se moquant impunément,
Se nourrit d’un peu d’excrément
Mais nous en rend bien davantage
Car, généreuse, elle propage
L’infection tout alentour,
Nous offrant l’aller sans retour.
Et puis enfin, l’affreux diptère,
Le jour où nous serons sous terre
Grâce aux bons soins des croque-morts,
Va continuer, sans remords,
A venir nous chercher querelle
Dans notre retraite éternelle,
Troublant notre dernier repos
En nous léguant ses asticots.
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