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Un idéal de pureté à jamais sali, les mots béquilles creusent leur lit
La mort s'engonce et jette ses confettis, la vie s'évide
Les creux s'abouchent, s'aspirent, le vide sévit
Les tripes desséchées se nouent autour d'un coeur implosé.
Pour qui a eu la faiblesse de croire, la lumière vient du noir
Et si un jour succède au soir, j'attends le noir pour fuir.
L'infini brûlé mâchonne ses cendres
Il n'y a plus rien à prendre
Seulement un crépuscule à attendre
Seulement un coeur à rendre
Et une tumeur dont je ne peux m'éprendre.
Nos bouches s'affaissent, nos rictus se croisent
Nos vies s'enlacent, nos vices en phrases
Nos vues se tassent, nos rues nous rasent
Nos crues se brassent, nos cris s'évasent
Nos fuites se froissent, nos bruits nous glacent
Nos vies s'effacent, nos nids se lassent
Nos fruits poissent.
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