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Comme une tranche de lard à couper au couteau
De fines gouttelettes forment un épais brouillard
La terre s’est recouverte d’un humide manteau
Comme des yeux qui se ferment pour trouver le repos
Voient défiler des rêves surgis de l’inconscient
Des silhouettes grises défilent en silence
Pareils à des squelettes sortis de leur tombeau
Du royaume des morts où ne restent que les os
Les branches décharnées déchirées en lambeaux
Des arbres dépouillés où pendent des gouttes d’eau
Traversent le brouillard, esprits évanescents
Et partent en tous sens tels des fantômes épars
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