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Je suis là, mon âme est lasse
D’accompagner le temps qui passe
Dans le lacis de ses méandres
En l’absence de jours tendres.
Le chagrin, sans cesse, ressasse
Sa litanie dans la pénombre
Où le jour qui s’en va enlace
Le triste soir de Novembre.
Et toi, mon âme, qui embrasse
De tes humeurs l’azur sombre,
Ne peux tu oublier, de grâce,
Ton chagrin ?
Regarde Phébus descendre,
Lorsque la lumière trépasse
Dans des lueurs rouge et cendre,
Vers l’horizon où il a place.
Ame entends l’écho reprendre :
Ne peux tu oublier, de grâce,
Ton chagrin ?
Alaayyadi
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