|
SURIMPRESSION
Fenêtre monocle embrasseur
Des horizons en profondeur.
Loin la cathédrale de saules
Emerge du radeau d’éteules,
Sur le coteau de cette mer
Friande d’herbages amers.
Tout ici le jardin sauvage
Calme la plainte du ménage
Cliquetis danseur au sous-sol.
La maison médite un envol,
Perchée sur la hanche rouge
De son pignon : qui ose bouge.
Longue vipère du guéret
Là-bas passive la forêt
Offre sa couche de velours
Aux nuages las ou trop lourds.
En son caprice une fumée
D’un bref pont bleu semble l’aimée.
Devant la partition de rails
Accueille les chaînons d’émail
Mobiles rondes emportées
En un souffle hors des portées.
Fenêtre monocle embrasseur
Des horizons en profondeur.
Armand
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=armandstas18
|