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COMMENTAIRES POUR LES TABLEAUX D’UNE PRINCESSE
Dans son château de porcelaine
Navire à la merci des vents
Attendait la fine princesse.
Usant de mille soins savants
Elle métamorphose en tresse
Le fil de ses cheveux de laine.
A son hublot pas de détresse
Un long regard d’âme sereine
Embrasse les lointains mouvants.
Loin, quelque part, sous un ciel fauve,
Sommeille un coin de paradis;
Les tours ont des ombres de cône,
Dans un dépouillement raidi
Le noir géant d’écorce trône
Et à ses pieds, flammes d’alcôve,
Gisent les cent têtes du faune.
Mais ce tableau de songe est chauve,
Aucun n’a aimé ni rien dit.
En croupe du cheval d’ébène
Elle a livré sa coiffe au vent
Cette aventureuse princesse
A la chasse elle alla souvent;
Mais lasse elle a troqué son trône
Contre un soc d’oranges-faunes.
Dans l’alcôve du paradis
L’arbre a pris l’air d’un prince fauve.
Ils ont aimé mais n’ont rien dit.
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