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A Patrick Poivre d'Arvor, ce Breton né à Reims,
en souvenir de cette belle soirée de Liffré.
A Liliane, mon amie rémoise
Comme à la belle cathédrale
l'ange sourit en annonçant
à Notre-Dame un enfant mâle
qui deviendra le Dieu Vivant,
Voici que j'essaie un poème
pour célébrer à ma façon
le temps du Sacre et du Carême
de Clovis au dernier Bourbon.
Bien mieux que moi l'aurait su dire
Péguy, s'il n'avait pas choisi
un autre haut-lieu pour empire,
un autre choeur pour son récit.
N'ayant ni son don ni son souffle,
je laisse à l'ange au ris de miel,
doux messager que rien n'essouffle,
la nouvelle qui vient du ciel.
Mais que l'humble palestinienne
que Dieu voulut comme maman,
puisse un instant la faire sienne
cette prière au temps présent.
Liffré (35) printemps 2001
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