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Jules Laforgue (1860-1887)
"" Rêveur sentimental et délicat, il obtint à vingt et un an le poste de lecteur auprès de l’impératrice d’Allemagne, Augusta. Parmi ses œuvres, figurent "les complaintes" et son "Imitation de notre Dame de la Lune". Au début de l’année 1887, il commence à se plaindre d’un "rhume". En fait c’est une "phtisie galopante", mal incurable à l’époque. Il s’éteint à vingt sept ans, le 20 Août. ""
Voici en sa mémoire, ce modeste poème !
Va où l’amour te mène
Sur l’aile tendre du zéphyr
Et ressens la paix t’envahir !
Si ton coeur se sent mal et tristement soupire,
Ne le laisse pas, dans la peine,
Au chagrin qui l’entraîne !
Ecoute, dans l’ivresse,
Les rumeurs lentement s’enfuir,
Vers le néant qui les attire
Et vois l’astre doré, dans l’horizon s’enfouir !
Il n’y a plus belle caresse
Pour un cœur en détresse !
Puis, dans la nuit intense,
Regarde la lune sourire !
Oublie, oui oublie tes soupirs,
Les morsures du temps, celles qui font souffrir !
Et, sens ton âme, en pleine transe,
Vibrer dans le silence !
Alaayyadi
(Tous droits réservés…)
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