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L’arbre déraciné, a perdu son feuillage
Et au fil des journées ses rameaux ont bruni.
Les oiseaux l’ont quitté pour un abri plus sage
Où ils pourront, sans peine, aménager un nid.
Si le vent a soufflé sur son tronc, en sourdine
Et asséché sa sève hier encor vivante,
Si le soleil ardent a brûlé ses racines
Et réduit à néant sa stature imposante,
Il a, longtemps, fait don du frais de son ombre,
De sa très tendre écorce à des cœurs amoureux.
Des enfants ont gravi ses branches sans nombre
Et admiré d’en haut, de leurs yeux désireux,
La verte campagne, le ruisseau qui serpente,
Les animaux paissant, la meute aboyante.
Alaayyadi
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