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Fanny, l'heureux mortel qui près de toi respire
Sait, à te voir parler et rougir et sourire,
De quels hôtes divins le ciel est habité.
La grâce, la candeur, la naïve innocence
Ont, depuis ton enfance,
De tout ce qui peut plaire enrichi ta beauté.
André Chénier – A Fanny (extrait)
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J’ai composé pour toi ce bouquet printanier
Embaumé de soleil et de fleurs des prairies ;
J’arrive te l’offrir et remplir ton panier
De rameaux de bonheur pour que tu me souries.
De ton cœur, je souhaite être le jardinier
Qui rassemble les mots en phrases attendries
Pour savoir les tresser, comme le fit Chénier,
Et former de ton nom l’or de mes armoiries.
Je voudrais que le vent s’accorde à tes soupirs,
Que le destin se plie à tes moindres désirs,
Et que chaque matin, l’amour puisse renaître.
Alors, ouvre les bras et daigne recevoir
Ce modeste présent, cette gerbe champêtre
Sortie un jour pour toi des pinceaux de Renoir.
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