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Le voile de la nuit descend
Et peu à peu chasse le jour.
C’est l’heure où les anges, passant,
Dispensent la paix et l’amour.
Et dans la chambre où sommeille
L’enfant repu dans son berceau
La voix de la mère qui veille
Tente de calmer ses sursauts :
" Enfant béni, parmi les anges,
Repose en paix jusqu’au matin !
Que la douceur couvre tes songes
Et tende tes nuits de satin ! "
La voix revient dans le silence
Tel un écho, pleine de tendresse.
Elle berce avec grande patience
L’enfant qui dort, de ses caresses.
Parfois un très léger soupir
Fait trembler d’émotion la voix
Mais sur le visage un sourire
Remet la mère sur la voie :
" Enfant béni, parmi les anges,
Repose en paix jusqu’au matin !
Que la douceur couvre tes songes
Et tende tes nuits de satin ! "
La berceuse ainsi se prolonge
Changeant de ton à chaque fois.
Tantôt c’est un murmure étrange,
C’est un monologue parfois !
Et la magie des mots opère,
L’enfant peu à peu se détend.
Sa respiration est légère
Et dans le silence on entend :
" Enfant béni, parmi les anges,
Repose en paix jusqu’au matin !
Que la douceur couvre tes songes
Et tende tes nuits de satin ! "
Alaayyadi
(Tous droits réservés…)

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