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Lettres Imaginaires (George Sand/Philip de Berg)

le vendredi 07 décembre 2012, à 07:02. Posté par Philip de Berg


    George Sand : (domaine de Nohant)
    Mais quand tu seras seul, quand tu auras besoin de prier et de pleurer, tu penseras à moi, à ton vrai camarade, à ton infirmière, à ton amie, à quelque chose de mieux que tout cela ; car le sentiment qui nous unit s'est formé de tant de choses, qu'il ne peut se comparer à aucun autre. Le monde n'y comprendra jamais rien, tant mieux.

    Philip de Berg :
    Ô, vous mon cher Ange, dans mes cieux blafards,
    Lorsque se fracasse dans un flot de larmes,
    Mon horizon fiévreux sous un soleil sans fard,
    Vous êtes loin de moi et de mes vacarmes,
    Mais mon cœur languissant sera là, à prier,
    Humblement à genoux, à ne jamais mourir,
    Et reprendre la mer comme un si fier voilier,
    Sur vos doux océans, pour toujours vous chérir.
    Mon cœur n’est que regrets……

    George Sand :
    Mais ton cœur, mais ton bon cœur, ne le tue pas, je t'en prie. Qu'il se mette tout entier ou en partie dans tous les amours de ta vie, mais qu'il y joue toujours son rôle noble, afin qu'un jour tu puisses regarder en arrière et dire comme moi, j'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois mais j'ai aimé.

    Philip de Berg :
    Ô, vous ma chère âme, ces jours que j’ai vécus
    N’eussent été que du vent qui se lamente en vain
    Comme erre l‘orphelin que l’enfance a vaincu.
    Mon cœur est bien vivant, il bat au lendemain
    Fragile et suspicieux, enseveli de nuit
    Sous son linceul étroit qui ravine nos vies,
    Rogue et lapideux quand reviennent les pluies
    Sauvages que nos yeux ont pris pour hérésie.
    Oui mon cœur est bien là. Au rythme adamantin,
    Il mesure mes pas qui se figent en mourant,
    Au pied des grands miroirs aux fastes byzantins.
    Ne souffrez plus mon cœur, votre âme est un diamant.
    Mais mon cœur n’est que regrets……

    George Sand :
    C'est moi qui ai vécu et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.
    J'ai essayé ce rôle dans les instants de solitude et de dégoût, mais c'était pour me consoler d'être seul, et quand j'étais deux, je m'abandonnais comme un enfant, je redevenais bête et bon comme l'amour veut qu'on soit.

    Philip de Berg :
    Mais, de cet abandon, j’y trouvais la grâce
    De ces instants défunts qui murmuraient pourtant
    Que les soirs sont lassés du chant des audaces
    A jamais retenues comme un fruit luxuriant.
    Que ma bonté, enfin, là s’étende à vos pieds,
    Comme un tapis d’orgueil terni par les serments,
    Sans plus jamais pleurer les sinueux sentiers,
    Qui conduisaient vos pas en sourds accablements.
    Mon cœur n’est que regrets……

    Georges Sand :
    Qu'allons-nous devenir? Il faudrait que l'un de nous eût de la force, soit pour aimer, soit pour guérir, et ne t'abuse, nous n'avons ni l'une ni l'autre, et pas plus l'un que l'autre.

    Philip de Berg : (au château de Lanzais)
    De nos chaos roussis ou de nos ivresses,
    Nous étions titubants, à relever l’espoir
    De lendemains fuyards transis de tendresse,
    Priant à en crever en repoussant le soir.
    Mais la force d’aimer, plus forte que le Temps,
    D’un souverain exil, nourrira nos dépits
    Et sans outrepasser nos sourds pressentiments,
    Redonnera aux cieux leurs splendeurs abolies.
    Mais mon cœur n’est que regrets……

    George Sand :
    Voilà pourquoi je crois en toi et te défendrai contre le monde entier jusqu’à ce que je crève. Maintenant, qui voudra peut me maltraiter, me déchirer, je puis souffrir, je sais que tu existes.

    Philip de Berg :
    Mais si j’existe encore, où suis-je dans ta nuit ?
    Dans un noir corridor, comme une ombre oubliée ?
    Ou bien près du Néant, aux portes de l’Ennui ?
    Pourtant je suis debout, en astre familier
    Qui attend de mourir à l’aurore attendrie
    Quand bien, les pluies d’hiver cesseront de pleurer,
    Quand renaîtront enfin nos tendres griseries,
    Dans ces printemps soyeux qu’on ne peut abjurer.
    Mon cœur est noyé de regrets.
    ……………………………………………………
    La nuit est tombée, le poète s’est assoupi. Sa fièvre l’a vaincu le temps d’une pâmoison. Aux premières heures de l’aube, gardera-t-il le souvenir de ce qui ne fut peut-être qu’un rêve ?
    La scène est plongée dans le noir. Puis, imperceptiblement se dresse une autre silhouette, soupirante, à peine éclairée par la lumière tremblotante d’une chandelle. Dans la nuit, le poète s’est mis à écrire. Il voulait rajouter une dernière scène à ses « Caprices de Marianne ». Mais il couche sur la feuille quelques vers, pour un Après qui viendra un jour. Alfred de Musset écrit :
    « Rappelle-toi, quand sous la froide terre
    Mon coeur brisé pour toujours dormira;
    Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
    Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
    Je ne te verrai plus ; mais mon âme immortelle
    Reviendra près de toi comme une soeur fidèle.
    Écoute, dans la nuit
    Une voix qui gémit :
    Rappelle-toi. » (A. de Musset).

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commentaires ( 20 ) (Ajouter un commentaire)
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 07 décembre 2012, à 08:33
Voici un nouvel exercice de style. J'ai pris des extraits de la correspondance entre George Sand et Alfred de Musset et, dans ces "lettres imaginaires", je me suis mis à la place....d'Alfred de Musset ! En "versifiant" mes réponses (puisque Musset l'avait fait en prose). La difficulté fut d'être "raccord" avec ce qu'écrivait Sand, car en plus de ça, les phrases choisies ne sont pas dans l'ordre. Et enfin - il n'y avait cependant rien de prétentieux dans ma démarche - pour montrer que tout cela n'était qu'une sorte de rêve, de folie, à la manière de la chute d'une pièce de théâtre, le mirliton Philip s'estompe, disparaît et laisse place au vrai poète. Musset réapparait, dans un écrit qui est totalement externe à sa correspondance avec Sand.
Les puristes verront bien entendu mes petites "entorses" habituelles :
Ex : dans mon vers "...votre âme est un diamant", eh bien on se passera de la diérèse "di-a-mant" (pas envie de mettre un autre mot que "diamant" ou d'écrire "votre âme en diamant" !!!). Même chose pour "suspi-ci-eux" ;Réitération aussi me semble-t-il du mot "pas" et de "prier/prière".
Je vous souhaite un agréable lecture de cette fantaisie ô combien romantique.
Amitiés à tous et à toutes. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

belespoirs le vendredi 07 décembre 2012, à 10:07
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http://www.mespoemes.net/belespoirs
j'aime beaucoup cet écrit ! c'est une idée originale mais excellente ! quel style !!
et tu termines humblement en laissant le dernier mot à Alfred de Musset dans un passage que j'aime beaucoup ! même si il ne fait pas partie de la correspondance avec Georges Sand il trouve bien sa place !
Merci aussi pour le partage de ta riche culture
Amitiés
merci de ce partage

Nemo le vendredi 07 décembre 2012, à 11:09
Un bon moment de lecture.
La prosodie n'est pas l'essentiel dans ce genre d'exercice ; tu aurais dû consacrer beaucoup plus de temps pour la respecter et cela n'aurait probablement rien apporté de plus... à ceux qui ne la connaissent pas.
Amicalement.
P.

worrell02 le vendredi 07 décembre 2012, à 15:26
Juste un mot .... BRAVO !
Oui, l'astre familier tiendra debout ...never stranded !
Bises
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le samedi 08 décembre 2012, à 08:35
Pour Belespoirs :
Merci d'avoir apprécié. Le style, l'originalité, tout vient de l'élan que l'on va donner aux mots, lorsque l'on veut qu'ils soient les plus beaux, les plus expressifs, comme en des instants magiques où le coeur et l'âme se transcendent pour donner ce qu'ils ont de meilleur en eux-mêmes. Comme cet autre instant magique où le feu d'artifice est au sommet de sa magnificence ou quand l'Arc-en-ciel est d'une telle pureté lorsqu'il se lève au pied de la colline, que l'on a l'impression de n'avoir rien vu d'aussi beau et que cela vous étreint le coeur.....et puis, tout cela se dissout en un instant. Les belles couleurs du feu d'artifice ou de l'arc-en-ciel disparaissent comme dans un rêve. Ce poème n'est somme toute qu'un rêve. C'est pour cela - et l'humilité comme tu le soulignes, le nécessitait - que le VRAI poète (Musset) reprend la main, à la fin de mon écrit. Quant à ma "riche" Culture, que tu évoques, c'est simplement l'amour du Beau qui a guidé mes pas et m'a fait retenir et m'intéresser à ces merveilleuses choses de la vie. Mais ça n'apporte pas forcément la richesse du coeur. Amitiés.
Pour NEMO :
Merci, mon cher Pierre, d'avoir aimé. Comme tu le sais, pour moi, la poésie est un mode d'écriture qui fait passer la pensée, du profane au sacré dans l'expression émotionnelle qui ressort d'un assemblage de mots, qui deviennent porteurs de symboles. Et c'est là où je veux en venir. Le sens antique de "symbole" c'est "mettre ensemble". Pour moi, la poésie, l'expression poétique est symbole. Donc, le poème est "au centre de l'idée" dirais-je. J'ai lu récemment que : "le symbole dépasse l'entendement intellectuel et l'intérêt esthétique. Il est un terme apparemment saisissable dont l'insaisissable est l'autre terme ».
C'est tout le sens que je veux donner à ma poésie et ces "lettres imaginaires" que j'ai écrites sont truffées de symboles. Donc, ici, les règles de la prosodie ne s'imposaient nullement et étaient presque inopportunes. Amitiés.
Pour IVY :
Il faut bien tenir debout, même si, sous les apparences, c'est très très difficile.
Quand à ces lettres/poèmes, je les ai écrites avec le meilleur de moi-même. Ce n'est pas une constatation "vantarde", mais au contraire, une sorte de minimum d'humilité. Et là, il faut faire fi de la "joliesse" des mots et des formules employées, ou alors, se dire que les mots choisis sont comme de magnifiques et étincelants diamants. Amitiés.
Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

José le samedi 08 décembre 2012, à 08:39
Le pont littéraire entre G. Sand et toi est brillamment érigé, la continuité, la communion des écrits est vraiment très belle, et que dire de la conclusion de A. de Musset...
Magistrale idée et non moins remarquable réalisation. Vraiment bravo. Amitiés.

SHINE le samedi 08 décembre 2012, à 14:38
superbement écrit...BRAVO
devant de tel exploits,on restent sans voix et sans mots.
bien amicalement shine..

belespoirs le samedi 08 décembre 2012, à 16:18
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http://www.mespoemes.net/belespoirs
mais i me semble que tu aies la richesse du cœur également ! tout le monde a ses défauts et ses qualités et dans le cœur une richesse que chacun exploite comme il veut , et je pense que la tienne est bien présente
Amitiés

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le samedi 08 décembre 2012, à 18:04
Pour JOSE et SHINE :
Vos compliments me touchent, en ce sens où, je l'avoue, il m'arrive de composer des poèmes dont je sais à l'avance, malgré le souci de bien écrire, qu'ils ne seront pas d'une portée profonde, tout simplement parce que je n'y ai pas une implication particulièrement personnelle. Pour cet exercice, j'y ai mis énormément de moi-même, me disant, pour des raisons personnelles "Celui-là, JE VEUX que ce soit un BEAU poème, avec mes tripes, avec mon coeur". Qu'importe qui me lira (il y a déjà vous) et qui me commentera ou ne me commentera pas. Je pense, à la lecture de vos remarques que le but est atteint. C'est très important pour moi, car cela laisse à penser - de votre part tout du moins - que vous êtes convaincus, je l'espère, qu'il y avait de la sincérité dans mes mots.
Pour BELESPOIRS :
Merci d'être repassée me commenter mon amie. Sans contredire mes propos précédents, il y a une part de moi-même qui a toujours pensé que j'avais, en effet une richesse du coeur. J'ai même revendiqué haut et fort cette qualité, malgré tous mes autres défauts. Alors des propos comme les tiens me font forcément chaud au coeur. Tu n'es pas la seule à l'évoquer. Et, j'ai envie de ne pas douter de votre jugement. Tout récemment, en privé, l'on vient de me dire la même chose : que j'avais un coeur en or. Certes, je veux bien croire que c'est l'impression que je donne. Mais, mais, vous ne connaissez pas ma vie et mes erreurs. Et cette richesse du coeur n'empêche pas les erreurs. C'est la raison pour laquelle, dans ce poème, chacune de mes strophes se termine par "mon coeur n'est que regrets", "mon coeur est noyé de regrets". C'est presque l'essentiel du message de mon poème. Puissé-je mériter cette richesse du coeur que vous m'attribuez.
Merci à toutes et à tous, parce que, dans la graduation de mes écrits, c'est un poème important et fort que j'ai écrit. Amitiés. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

domidom le lundi 10 décembre 2012, à 16:06
Un exercice vraiment magnifique, que de beaux vers, un régal de lecture....
Bisous....
Domie...

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 10 décembre 2012, à 17:16
Merci, ma chère Domie. Oui, c'était un exercice, sur le mode très romantique. Bon, j'ai fait un bouquet avec les mots, mais cela met en avant l'extrême richesse de la langue française. Gros bisous. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

armandstas18 le lundi 10 décembre 2012, à 18:23
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http://www.mespoemes.net/armandstas18 vraiment un bel exercice cette correspondance entre toi et sand; j'y suis d'autant plus sensible que dans une autre vie, qui était publique celle-là, j'avais présenté à mes spectateurs une soirée consacrée à george sand et chopin

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 12 décembre 2012, à 18:27
Pour ARMAND :
Merci d'avoir aimé cet "exercice" Armand. Il se trouve que j'adore le théâtre. C'est la raison pour laquelle tu as dû remarquer que j'ai un peu théâtralisé mon écrit. Pour le reste, eh bien il est prévu que j'écrive - bien entendu dirais-je - le même genre de dialogue entre Sand et Chopin. En plus de ça je joue du piano (euh, Chopin n'est pas facile à jouer ! Je ne puis aborder que quelques petits préludes, les plus faciles !!!!!!). Bon, le problème sera de mettre la main, au préalable, sur la correspondance qui a existé entre Sand et Chopin. Il y en a un peu me semble-t-il. Amitiés Armand. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

salus le jeudi 20 juin 2013, à 16:58
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Très bon texte !
tu devrais écrire du théâtre !
Salut,
Tofe

khartago le samedi 15 février 2014, à 10:32
mais quand donc trouves-tu tout ce temps de tant écrire , et de le faire bien? Moi qui erre entre le jardin noyé, la toiture qui prend l'eau, le chien qui réclame quel que soit le temps ses trois promenades quotidiennes, et les mille autres petites choses de la vie, je n'arrive pas à coucher sur le papier tous les textes que je compose en faisant de mes mains ces mille riens tandis que mon esprit vagabonde. Tu m'as demandé de mes nouvelles (pluviométriques): bien qu'habitant non loin de la mer, je la surplombe et elle ne m'est donc d'aucun danger. De même aucune rivière proche ne me menace de débordements impétueux. Il n'y a que l'eau du ciel qui s'infiltre, insidieusement jusqu'à goutter dans une chambre, et quelques larmes parfois quand la vie est cruelle.
Amicalement,
http://www.mespoemes.net/khartago

khartago le mercredi 14 mai 2014, à 17:56
Non, Philip, je n'ai rien effacé.Tes comm' me sont précieux, surtout en ces moments où c'est mon coeur qui prend l'eau.
http://www.mespoemes.net/khartago

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le mercredi 14 mai 2014, à 18:42
Pour KHARTAGO :
Très touché par tes mots. D'abord, je viens de découvrir ton com' du 15 février, qui a coïncidé avec un de mes déplacements/ Et puis ton dernier com' d'aujourd'hui. Oui, quand le coeur prend l'eau un peu d'amitié, juste quelques mots sont un réconfort. Les miens sont sincères crois-moi et, ce qui est important, sans arrière pensées. Je suis par nature quelqu'un de chaleureux, tu t'en es peut-être rendu compte. Et j'en suis fier. C'est une des rares choses de bien en moi.
Tu sais, si tu penses que bien sûr, quelques mots dans un com' sont piètre témoignage d'amitié, quand cela est important, c'est avec plaisir que je peux continuer à partager tes mots et tes maux, dans le respect et avec la réserve respectueuse (mais amicale) qui s'impose.
Je vais reprendre cette bribe d'un de mes poèmes que je cite souvent en ce moment : "on a tous dans le coeur, un peu de sang séché, une larme oubliée". Amitiés. Prends soin de toi. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

mick le jeudi 18 janvier 2018, à 09:09
Bonjour Philip, juste un petit coucou, pour te souhaiter une bonne journée.
J'aime bien l'idée de cet échange entre ces deux grands personnages.
Amitiés. mick

scorpionne le mercredi 27 juin 2018, à 11:13

Bonjour Philip,
Très très beau ! Un exercice pas facile mais que tu as magnifiquement réussi. George Sand et Musset n'auraient pas renié tes vers.

Beau mercredi à toi, cher Philip.
Avec toutes mes amitiés,
Jocelyne

Philip (Jardin de Lune) le jeudi 28 juin 2018, à 10:51
Pour JOCELYNE :
Bonjour Jocelyne.
Merci d'avoir aimé "l'exercice".
Toute comme ces "défis" auxquels tu répondais et nous en fait profiter sur mespoemes, disons que ce sont mes propres défis que je me fais.
Ici, comme j'adore Musset et Sand et connais bien leurs vies tumultueuses, je me suis donc mis dans la peau de Musset avec la petite "chute" finale : je fait ressusciter Musset à qui je donne le dernier mot (sourire)
Belle journée à toi. Très amicalement. Philip.

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