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Je peux me faire une raison,
Qu’il y a bien quatre saisons,
Et pas de printemps sans fleurs,
Ni plein été sans fortes chaleurs,
Ni automne sans diminution,
Ni temps d’hiver neigeux sans skieur.
Ni monde sans créateur,
Ni politiciens sans opinions,
Ni paroles même brèves sans sons,
Ni plaies ouvertes sans douleurs,
Ni conscience sans remords,
Ni terre sans horizon,
Ni arbres sans nids d’oiseaux,
Ni grandes villes sans chômeurs,
Ni prêtres sans religions,
Ni pilotes sans avions,
Ni grandes routes sans camionneurs,
Ni corps vivant sans âme et cœur.
Ni fleurs sans couleurs ni odeurs.
Ni prairies sans aucune fleur,
Ni mariages sans liaisons,
Ni chanteurs sans chansons,
Ni chansons sans chanteurs,
Ni mer sans aucun bateau,
Ni aucun pays sans châteaux,
Ni victoire sans champions,
Ni travail sans efforts,
Ni vie sans cerveau ni cœur,
Ni race noire sans couleur,
Ni enthousiasme sans acclamation,
Ni accouchement sans douleurs
Ni pain gagné sans sueur,
Ni travail dur sans effort
Ni riche sans pognons,
Ni pauvre sans préoccupation,
Ni poètes sans inspiration,
Ni peintres sans pinceaux,
Ni poids sans pesanteur,
Ni or sans valeur,
Ni argent sans amateur,
Ni maladie sans détérioration,
Ni paysages sans décors,
Ni récolte sans plantation,
Ni orphelins sans pleurs
Ni machine sans fonctions
Ni employés sans patron
Ni militaires sans pelotons
Ni armée sans bataillon
Ni écoliers sans leçons
Ni zoo sans animaux,
Ni cirque sans spectateurs,
Ni médecins sans hôpitaux,
Ni forte fièvre sans frissons,
Ni livres sans imprimeurs,
Ni roman d’amour sans passion
Ni bateaux de pêche sans pêcheurs
Ni constructions sans maçons
Ni architectures sans habitations
Ni guerres sans canons
Ni fêtes sans satisfaction
Ni baptême sans bénédiction
Ni un ciel sans Dieu
Ni un enfer sans démons
Ni un méchant avec bon cœur
Ni un charitable, n’étant pas généreux,
Ni un chat qui ne soit pas dormeur,
Ni un chien ne défendant son patron
Ni un enfant n’aimant la télévision,
Ni un film sans projecteur.
Je me suis fait une raison,
que je ne danserais le rok-en-roll
Je ne me fais pas d’illusion ;
La chance n'est pas mon rayon.
Paquita
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