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Noël, la ville scintille de milliers de lumières
Ils ont mis leurs souliers au pied du sapin vert
Ils attendent l’homme en rouge qui arrive des pôles
C’est l’heure où le sommeil les prend par les épaules
Où la poussière d’étoiles alourdit les paupières
Si ce n’est une tétine que leurs lèvres mâchouillent
Ils suçotent leur pouce ou le sein de leur mère
Ou mordillent un chiffon misérable guenille
S’endorment à plat ventre pareils à des grenouilles
Un reste de salive collée à leur menton
Ils plongent dans le sommeil au cœur de la nuit noire
Dans l’océan des rêves qui est comme un miroir
De ce paysage blanc tout parfumé de rose
Un peu de lumière filtre de leurs paupières closes
Assis sur des nuages pareils à des coussins
Ils voient sourire les anges qui semblent ses cousins
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