|
texteVUE DU CIEL
De lourds oiseaux noirs tournoient dans le ciel
Ailes déployées masquant l’avenir,
Leurs cris lugubres respirant le fiel
Cernent le silence qu’on voit mourir.
Nuage de plumes menaçantes,
L’essaim criard éructe son dégoût
Planant sur des ordures qu’évente
Le dernier râle fuyant des égouts.
Les freux et corneilles clament leur peur
A ce spectacle de désolation
D’où montent de rebutantes odeurs,
Fumerolles au rideau de l’horizon.
La rumeur s’enfle, devient torture,
Tous les corvidés réclament la mort
Pour les assassins de la nature
Polluant sans regret, sans remord.
L’espace se meurt en fermentation,
Pourrissement du futur immédiat
Les corps vidés de toutes sensations
S’enfouissent sous les blablas des médias.
Les rossignols ont étés muselés,
Critiqués par des caudataires de cour,
Leurs chants devenaient bien trop démodés
Ça ne se fait plus de chanter l’amour.
|