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LA VAMP
(L’allumeuse de rêves pervers)
J’entre en ondulant des hanches,
Le roulis ravageur
Qui fait tanguer les cœurs.
Sourire de mes dents blanches,
J’allume les mâles quinquets
D’éclairs concupiscents,
Désir déjà à cran.
Je marche sur l’eau, eux à quai,
Siens arrogants aux fenêtres,
Décolleté en plongée
Où leurs yeux vont sombrer,
Je savoure, que de conquêtes !!
La croupe ronde et cambrée
Promise aux caresses
Mais vaine promesse
Qui les laisse à saliver,
L’œil béat, exophtalmique
N’en pouvant déjà plus
Le sexe hyper tendu,
Ânes tournés en bourrique.
Je pousse mes avantages…
J’entrouvre mes cuisses
Désormais ils jouissent
D’une frustration palpable,
A ce paroxysme tabou
J’écarte les genoux
Enfin là, ils voient tous
Leurs rêves et tombent à mes froufrous
Prude je leur fais la nique :
Les jambes je croise
Puis je les décroise…
Ils finissent apoplectiques !!
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