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Toi qui vis dans la furie
Toi qui vis dans la furie
D’un égarement abject
Dans un monde meurtri
Par les choses suspectes,
Sache que tu n’es qu’un
Pantin flottant sans cesse
Entre le hasard et le destin,
Hors de l’océan de sagesse,
Tu demeures une vapeur
Ondoyée sans interruption
Par les goûts et la chaleur
D’une immense illusion,
Qui t’empêche d’accepter
Que tu restes insignifiant
Dans l’image de la totalité.
Toi, qui fuis le soleil levant
Et veux conquérir le monde
Par une folie meurtrière,
Tes caprices immondes
Ouvrent les paupières
Et incitent bien des êtres
Sages et sans prétentions
À refuser de voir renaître
Une ambiance d’exclusion.
Dad Allaoua
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