|
LE CŒUR LIBELLULE
J’ai le cœur libellule
Je m’envole dans ma bulle,
J’attends le moment diurne
Et je rejoins la lune !
Disque cyclope de folie givrée
Que j’en perds mes ailes irisées,
Détrempées aux larmes
Où nage mon drame.
Ah! Je suis un doux rêveur
Qui tourne rond dans son cœur,
Je me perds dans mes artères
En égarant ma veine
Au coin de la r’ uretère,
Où j’urine ma peine,
Mon âme fait le trottoir
En quêtant un peu d’espoir.
J’ai le cœur libellule,
Je butine, déambule
Sur les fleurs de nave,
Tapies au fond d’ caves
Où se joue le plus beau jazz,
Une musique sans emphase,
Caressant mes tympans
Sourds aux sons d’olifants.
Oh, c’est moi le fou, l’anar
Celui qui fout le bazar,
L’enragé contre la société
D’anonymes attristés,
L’amant épris de sa liberté
Qu’il n’a jamais pu trousser,
Le soupirant plat tonique
Mais c’est la vie qui le nique.
J’ai le cœur libellule
Dans une tête de mule,
J’entasse des dessins virtuels
Tracés au crayon irréel,
Des iles désertées d’âme
Posées sur mer de larmes,
J’y vis tout seul bien peinard
D’amour arrosé d’espoir.
Hé, Suis humaniste
Paumé, l’utopiste
Fourvoyé aux rêves soldés
Dans un quelconque super marché
Par des charlatans du micro
Qui m’ont fait croire ce monde beau,
J’ai le cœur libellule
Je butine, déambule…
|