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Au frimas d’un matin cotonneux de décembre,
Quand le silence est roi de mon corps engourdi,
Dans la rousse clarté, reflet des flammes d’ambre
D’un faiseur de chaleur, mon rêve s’étourdit.
Là, je peins cet ailleurs où ta chanson s’éveille
Dans un écrin douceur, caresse de tes doigts,
Qui glissent sur son dos quand ton sourire veille
Pour n’oublier jamais ce qu’à sa peau tu dois.
Un murmure s’évente étouffé par l’espace
Où s’éteint le vivant de superflu criblé,
Quand rien ne peut toucher l’attente qui se lasse
D’un soupir contenu porteur d’un temps ciblé.
Demain, pourtant, j’irai cueillir ce fruit étrange
Qui goûte l’inconnu du voyage sans fin
Où se pose mon pas, comme un amour dérange,
Celui qui le devine ou qui parfois le feint.
Et, sans nulle pudeur, au sel de ma faiblesse,
Car ne survit la paix qu’en la sincérité,
Comme tu l’as promis, je te redis tendresse,
Pour faire de nos vœux l’unique vérité.
19 Janvier 2013
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