|
J’en suis à espérer des heures qui me viennent
L’oubli de ce passé dont on ferait merveille
A demeurer captif des songes qui retiennent
Les souvenirs anciens où le désir sommeille.
Je veux ainsi revivre au présent d’un futur
Proche autant qu’éphémère et que mon cœur inspire
Pour dédier chaque instant de mon nouvel azur
A mon âme, qu’il soit le meilleur où le pire.
J’espère connaître alors l’une des raisons d’être
A savoir la chercher dans le simple des choses
Pour que dame fortune en m’y voyant soumettre
Me libère à jamais de l’état de narcose.
Et faudrait-il demain que les dieux soient utiles
Pour me guider, passif, en mes ultimes rêves
Quand l’image ternie de mon corps malhabile,
Vieillissant au tempo d’une ère qui s’achève,
Ne sera que reflet de mes pensées stériles ?
|