|

A l'âme patiente
Les saisons passent et repassent chaque jour!
Ô grand solitaire cherche encor ta lumière,
Scrute fort l'horizon de ta nuit conseillère!
Révise tes prières, les dieux sont sans humour...
Bel arc-en-ciel épris, ton amoureux esprit!
De sa clairvoyance il nourrit tous ses rêves.
Quand confus tu deviens, ton coeur fou se soulève,
Volcan brûlant d'amour pour museler tes cris!
Que vision filante, ta vie s'enfuit moins claire...
Ô coeur qui refuse d'être une bougie éteinte;
Toi brasier enflammé, nostalgie d'une étreinte,
Tel oiseau s'envolant, qu'Amour te soit repaire!
A Cupidon offerte, l'aube d'une pensée,
Coeur d'enfant infini, paradis de beaux songes,
Tu oublies ton ego, désir luisant qui ronge!
Ton langage tout muet, tes maux bien embrassés...
Ce soir sur mon chemin que tu as déjà croisé,
Bel astre je te vois jalousé de la lune
Car l'espoir vaut ta vie où meurt ton infortune!
Sagesse tu t'écries: que je sois embrasé!
Tu penses renaître, rescapé, solitaire
Comme la Belle feuille d'un arbre gai flottant
Sous le plaisir du vent aux visages latents!
Belle réjouissance ôtant la douleur amère!
Ton âme patiente, dureté de diamant,
Coupe le gel régnant, délivre ton paysage...
Beauté emprisonnée d'injustes esclavages!
S'en ira la froideur! Ô coeur toujours aimant!
Taj Eddine
http://www.mespoemes.net/ittou
|