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Que puis-je d'elle encore garder en souvenir
Sinon... Ô, m'épuiser en pensées allusives
Et croire à leur rappel comme à son revenir
Par les mots et le fil que les pensées poursuivent...
Sous la lumière orange aux quartiers rénovés
Du Marais en détours j'oriente sonores
Mes pas, vers la Seine et les quais rehaussés
Aux jardins et aux rues que cinq années honorent.
Un soir, une années, des paroles inouïes
Puis un rire : Eléonore laissait tu
Un mal, une armée de mines réjouies
Les amants inconnus d'amours impromptues.
Or, au jardin secret existe un précipice
Quand croît l'eau en amont de l'Île Saint-Louis.
Qui s'y mire se soumet à de jumeaux supplices
La froide clarté du jour et le noir de la nuit.
Si j'incline à mon tour par tant de gravité
Vers des fonds de pensées où elle est étendue
Où je pleure et l'amour et sa précarité
Ai-je donc à souffrir de n'y être attendu...
Ai-je donc à périr lorsque tout tourne encore
Autour de son image au centre d'un désir
Noyé; qui ne peut être au cœur d'Eléonore
Mais dans un tourbillon que l'eau viendra offrir.
Paolo Nuyten
http://www.mespoemes.net/pnuytenscript
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