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Recroquevillée dans mes souvenirs noueux
isolée, le regard posé sur un horizon bouché
amputée de l’énergie fougueuse,
chaque jour qui poind, blème prolonge mon humeur rêveuse.
Ton image se craquelle, ébouriffée,
les fêlures se révèlent dévoreuses.
Les méandres du silence évaporé
piétinent le film obsédant douloureux
capturent ma mémoire cristallisée.
Mes idées noires sclérosent mon esprit surmené.
Des rêves inassouvis mitraillent ma pensée fiévreuse
comme des papillons se posent sur un cœur troublé.
Un chaos de troublions de pleurs réveillés
se révèlent un baume fameux
Cicatrisent une plaie gravée.
Ces chemins de traverse ténébreux
dépouillent mon âme blessée.
Un chapelet perlés de mots audacieux
délasse ma « chambre noire » gaveuse
dégorge sur des lendemains de bonheur éclaboussé.
Michelle
http://www.mespoemes.net/fevrier
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