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Un témoignage incomplet, incertain, inutile, si souvent broyé. Un témoignage dénaturé, sur les vestiges vivants d'une société criminelle mal inventoriée. L'artiste, un autiste défroqué?
Vivre de son "art", c'est le manipuler, mais si ce n'est qu'un témoignage, autant qu'il rapporte, il n'est utile que dans les cours de justice, on plaide en sa faveur, pour en gagner, seuls les juges décident, leur robe rouge sang s'étale, impudique. L'art ne crée pas d'élan, il soulève quelques flaques dans une mer antropophage.
Que faire? Un témoignage, pauvre déposition.
Ne reste-t-il que la violence?
Ca défoule, pierre d'achoppement bien légitime dans une quadrature illégitime. Des énervements, quand les vivants (comprenez palpants) s'éventent, insinuant de leurs écoeurants séants des pourparlers momifiants. La raison bat campagne, embusquée, trop fragile, les pieds d'argile crèvent, inhumainement.
Cessez! Vous foulez du pied notre avenir, plus beau, plus trouble que vos "certains", éteints. Nos haines se rencontreront, de visu, de visée, ne reste-t-il que la violence?
Horreur légitime, dans un présent légitimé, atrophié, violent, de tant de bêtise encouragée.
La pensée unique est une chapelle d'iniques.
Prenez garde à vos arrières, vos mascarades ne datent pas d'hier, vos masques à rades goûteront le sel de vagues enchaînées, amères.
Priez, dans vos chapelles ardentes, pour vos chimères gênantes, pour des vivants crevants, encore combien de temps? Que vienne le temps où les coeurs se déchaînent, loin de vos chaînes, des enclos, aux tristes lassos.
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