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Mes poèmes - Livre d'or - Moi |
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le vendredi 08 février 2013, à 15:23. Posté
par plumedoie
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la mémoire parfois éclairait
les yeux de mon grand-père
sa pipe fumante il retirait
et m’apostrophait à sa manière
j’entendais alors les murmures
faire bouger ses lèvres épaisses
sais-tu petit qu’avant la vie était dure
et qu’il fallait une couenne épaisse
dans les chantiers il fallait vite aller
quand l’automne s’attaquait aux feuilles
des jours de marche il faillait cavaler
pour atteindre notre camp d’accueil
sur le refrain de ses prouesses
je survolais les forêts lointaines
comme un géant plein de souplesse
car mon imaginaire n’était pas en peine
et tout à coup mon grand-père
dans une quinte de toux sévère
reprenait son souffle et sa pipe éteinte
et son visage prenait une bizarre de teinte
c’était la fin et la suite demain peut-être
car c’était le retour de son mal tragique
et moi toute la journée je rêvais d’être
celui qui chausserait ses bottes magiques
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commentaire ( 1 ) (Ajouter un
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elena le vendredi 08 février 2013, à 20:21 ----
http://www.mespoemes.net/elena
Très beau, poignant et on entre totalement dans ta prose !!! Bravo et merci |
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