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…..Tiédeur, Tendresse, Avidité, Chair en tous sens recherchée, Berceau,
Osmose, Préhension, Lèvres, Langue, Rêves d’Amour, Théâtre d’Anges,
Forêt, Collines, Couples étranges descendant au rivage en étranges Cortèges,
Afflux de Personnages, Terre sans Mal, Île absolue, Désir d’Eternité, loyale
Jouissance d’Autrui, pure Dilection d’aimer et d’être aimé, Narcisse enfin
Délivré de Soi-même, du Charme idolâtrique du Miroir, Narcisse enfin
Transfiguré d’aimante Adoration pour les Corps et la Chair, les Choses et
Les Êtres et plusieurs en Echo, les Visages offerts et tout l’Abandonné,
Ainsi, trouverons-nous jamais la Cythère invisible et le Jardin d’Amour
Aux Amis inconnus, enfin réconciliés les Uns, les Autres, trouverons-nous
Jamais Terre absolue, Île sans Mal, le Confluent fertile, réel et de l’Être
Et du Bien?…..
Où sont Fontaines de Jouvence, Eaux d’Immortalité et Lacs Limpides
D’éternelle Jeunesse, Merveille et Charité, Ô Amants imaginés,
Incomparables Amants qui murmurent en mutuel écho serments
D’éternité, dans le Plaisir d’aimer, en Langues anciennes et nouvelles,
En Phrases de Savoir et d’Allégresse, Lignes de Vie, Lignes de Chance
Croisées et recroisées et dans la Paume infinie des Caresses? Où sont
Les Passerelles tant espérées, les Routes enfin libres reliant les Trois
Ordres de Vie, la Main d’Humanité effaçant à jamais les blessures
Commises et subies et la Fleur vénéneuse aux sept Epines de Douleur?…..
De l’incompréhensible Evénement du Naître et du Mourir dont il n’est
D’expérience possible, pourtant Chair de ma Chair, quel Savoir, quel
Amour déployer si ce n’est le Poème en Enigmes et en Humilité, si ce
N’est la Parole transmise dont nous sommes capables, en Signes à jamais
Doubles, archaïques et futurs: un Naître nous échut, un Mourir nous
Viendra que nous savons, que nous ne savons pas, êtres de l’Echéance, de
L’Hétéronomie, du Savoir ignorant, de la Ruée des Jours, naissant, nous
Avons désappris le Silence et L’Oubli et l’Absoluité des eaux nocturnes et
La Nuit bienheureuse, profondeur inouïe, extrême Insu, Bonheur lové au
Doux Recel de l’Être, Tiédeur, Tendresse…..Que faut-il retrouver, que
Faut-il désirer? Bonté, Justice, Volupté? Il ne resta-dit-on- dans la jarre
D’argile que la petite braise d’Espérance à donner aux Mortels pour
Supporter les nombreuses souffrances……
A L’Espérance, en Vérité, je préfère l’Abandon et l’Errance si dignes
D’être aimés. Pour les Corps et la Chair, les Choses et les Êtres, pour le
Mystère des Visages offerts et tout l’Abandonné, pour le Mystère de la
Merveille, de la Souffrance et de la Charité……Paroles en Enigmes et
En Humilité…..
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