|
NOSTALGIE
Tu dis que j'ai l'air triste, mes pensées sont ailleurs,
Toi qui sais lire en moi comme en un livre ouvert,
Tu sais qu'ils sont pour toi les battements de mon cœur,
Même si je garde en moi des relents de désert.
La vie m'a trop choyée, le piège s'est refermé,
Pareille à une autruche, je n'ai pas voulu voir,
J'ai cru à l'amitié, à la sincérité,
Ne croyant que ce qu'il me convenait de croire.
Je garde à l'intérieur ces blessures rouge sang.
Peut-être un jour pourrai-je, mais pour ces heures actuelles
Je ne peux ni ne veux partager ces tourments.
Ne te soucie pas trop, toi seul es mon réel.
La tête dans les nuages, mais les pieds bien sur terre,
Fixée sur l'horizon de Castor et Pollux,
Je garde mes racines, mon ancre et mon bol d'air,
Si fort et si fragile, c'est toi mon plus grand luxe.
|