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Sais-tu ce qui frémit dans les rayons d’automne,
À la lumière chaude et rouge des sillons
D’une terre accueillante au repos des grillons
Quand l’orage s’éloigne où le brouillard moutonne?
Sais-tu la vie offerte au secret qui chantonne
Si les flots se sont tus du jeu des papillons,
Pour une eau plus tranquille au loin des tourbillons
Quand la fougue d’hier au soupir se cantonne ?
Vois, c’est là que se donne au tendre des regains
Comme s’ouvre le jour par des tracés sanguins,
L’étrange assentiment d’humaine servitude.
Sans crainte ni sursis pour le temps qui s’en vient,
Quand l’âge se révèle en douce certitude,
C’est un ami perdu qui soudain nous revient.
17 Février 2013
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